3 Raisons de lâcher vos rênes …

Ce que j’aurai aimé savoir plus tôt – Jour 8 du Calendrier de l’Avent
Où je vous invite à lâcher vos rênes pour observer vos chevaux se détendre et s’autonomiser.

Etre capable de se passer de ses rênes à cheval

Je répète souvent qu’il me semble important d’être capable de monter aux 3 allures rênes à la couture, avant d’envisager de les raccourcir.
Voici pourquoi :

1. Pour rassurer ton cheval anxieux

Beaucoup de cavalières viennent me voir parce que leur cheval est sur l’œil, au point de ne plus pouvoir aller en extérieur, ou même d’entraîner des accidents …
Et pourtant, en venant travailler avec moi, elles reçoivent toutes le même conseil : « essaye d’allonger tes rênes jusqu’à la couture ».

Bien sûr, elle me regarde avec des gros yeux ! « Impossible que je lâche mon cheval ! Il va partir comme un fou, et on court à l’accident !

Après quelques exercices de remise en confiance, elles finissent par laisser filer leurs rênes et découvrir que j’avais raison.
Dans le pire des cas, leur cheval a été surpris de quelque chose, et à fait un écart ou deux foulées de galops : des réactions 10 fois moins importantes que ce qu’elles avaient connu jusque là !

Il y a pleins de raisons qui explique ce résultat. Mais si vous ne vous sentez pas capable de monter rênes à la couture, alors ce n’est pas votre cheval qui a un problème de peur 😉
(Et je serai ravie de vous accompagner sur un chemin plus serein)

2. Pour permettre à ton cheval d’être autonome

Il y a fort fort longtemps, lors d’une balade avec une amie dans notre centre équestre, nous nous trouvons à monter une pente vraiment difficile.
Mes rênes sont à la couture, et mon cheval, de lui-même, décide de slalomer dans la pente.
J’ai trouvé ça extraordinaire ! J’avais appris avec mes parents en randonnant à pied que monter en slalomant rendait l’exercice plus facile, et je trouvais fou que mon cheval le sache
Mon amie avait ses rênes un poil plus courtes, et son cheval grimpait en ligne droite. Dès que nous avons observé le comportement de ma monture, elle a lâché ses rênes et son cheval a pris la même initiative de slalom !

Cette expérience m’a marqué, et aujourd’hui je sais que mon objectif est de rendre les chevaux autonomes parce qu’ils savent mieux que nous ce qui est juste pour eux.

Et donc il me semble indispensable de leur laisser le plus possible de marge de manœuvre en leur laissant les rênes.

3. Le meilleur moyen de ne pas avoir une mauvaise position de tête, c’est de ne pas y toucher

Cette idée reprend les deux précédentes :
1. Beaucoup de comportements dont on accuse le cheval sont en réalité induit par l’humain
2. L’objectif est l’autonomie du cheval.

J’ai observé que la tête des chevaux se placent toujours là où ils ont besoin.
Si elle est à l’extérieur, c’est peut-être à cause d’un déséquilibre, etc.
Si elle est trop en l’air, c’est peut-être une difficulté à engager, une douleur dorsale, etc.
Si elle est encapuchonnée, c’est peut-être pour se soustraire à une action de main, une difficulté à engager, etc.

Chercher à placer la tête entraîne le risque important de passer à côté des besoins du corps.
Permettre au corps de fonctionner avec justesse entraîne toujours un joli placement de la tête et de l’encolure !

Et si ce sujet vous passionne, sachez que moi aussi, et c’est exactement pour ça que je vous propose les séances thématiques de gymnastique du cheval à pied ou en selle !
Alors n’hésitez pas à les découvrir [ici]

A demain,
Sarah

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