Et si les problèmes de comportement n’en étaient pas ?

Votre cheval a des problèmes de comportements avec vous ou avec les autres chevaux ? Agressivité exacerbée ou au contraire placidité extrême ?
Et vous avez eu beau faire intervenir différents spécialistes du comportement et/ou de l’éducation, vous ne voyez aucune amélioration ?
Et si vous ne regardiez pas au bon endroit …

Petite comparaison anthropomorphique …

Imaginez que vous commenciez à ressentir des brûlures d’estomac après vos repas.
Elles sont de plus en plus douloureuses, alors vous allez voir votre médecin.
Sauf que vous ne savez pas lui décrire précisément avec des mots ce que vous ressentez. Juste que vous avez très mal.
Il vous ausculte mais ne repère rien. Comme vous insister, il vous fait une prise de sang : Les résultats sont normaux.
Il vous invite à rentrer chez vous : « Tout ça, c’est dans votre tête. Prenez des vacances, ça va passer ! »

Mais la douleur est toujours là, de plus en plus présente. Et vous devenez de plus en plus irritable.
Alors votre médecin vous conseille d’aller chez un psy.

Certes vous voyez quelques améliorations grâce à cette thérapie : mais pas sur le principal problème qui vous préoccupe en ce moment ! Votre estomac vous brûle toujours terriblement.

Si personne ne réussit à entendre la douleur que vous ne savez pas décrire ; si personne ne vous propose une gastroscopie pour enfin comprendre l’origine de vos douleurs ; si vous continuez de souffrir le martyr sans être pris au sérieux ; pendant combien de temps pensez vous pouvoir travailler avec sourire et bonne volonté ? A partir de quand commencerez vous à reporter votre irritabilité contre tout les humains qui vous entoure ?

Nous sous-estimons les douleurs des chevaux

Quand on me contacte pour un cheval avec des problèmes de comportements, la première question que je pose est toujours la même : Est-ce que tout va bien dans son corps ?
On me répond très souvent : « Oui, il a eu un bilan véto » ou « Oui, il est ok ostéo »
Pourtant, en creusant un peu, ou le jour où je rencontre le cheval, on trouve dans la majorité des cas une cause à la douleur (ou au moins d’inconfort) dont résulte le comportement !

Parfois, le problème n’a pas été vu : Alimentation problématique, conditions de vie qui ne répondent pas aux besoins fondamentaux, selle inadaptée, équitation délétère, etc

Parfois, le problème est connu, et pour une raison que j’ignore (probablement un biais cognitif), puisqu’il y a eu un diagnostic, la douleur est considérée comme moindre : problème de dos, peau lésées, ulcères gastriques, etc.

Aujourd’hui, de plus en plus d’études mettent en avant notre difficulté à estimer avec justesse la douleur de nos chevaux.
Ainsi que les liens entre comportements indésirables et douleurs !
Je vous invite à découvrir celle-ci par exemple : « Existe-t-il un lien entre douleur chronique et agressivité chez les chevaux ? »

Comment aider notre cheval ?

Faire suivre notre cheval par des professionnels du soin compétents est nécessaire mais insuffisant.
Si votre véto, ostéo, etc. est venu mais n’a rien vu, ça ne veut pas dire qu’il n’y a rien : peut-être simplement que nous n’avons pas regardé au bon endroit !

Alors comment savoir s’il est pertinent de continuer à investiguer du côté du bien-être plutôt que de « traiter » directement le problème de comportements ?

La clé se trouve dans l’observation des expressions fasciales de votre cheval au quotidien ! Ainsi que dans l’observation de ces signes d’inconfort au travail ou en liberté …

Et si tout cela vous intéresse mais que vous ne savez pas comment aller plus loin pour trouver la solution vraiment adapté à votre cheval, je vous propose un stage collectif le 14 avril, exactement consacré à toutes ces questions ! En observant fonctionner plusieurs couples humains/chevaux très différents vous apprendrez à mieux lire la communication des chevaux et vous découvrirez que dans la majorité des cas, les solutions sont simples 😉

S’il ne fallait retenir qu’une chose de cet article ?

Ce que j’aimerai que vous reteniez avant de fermer cette page, c’est de vous méfier des solutions comportementales qui vous sont apportées sans prises en compte du bien-être physique de votre cheval.
Qu’elle vous semble positive ou négative, elles seront au mieux inefficaces, au pire néfastes à votre cheval qui lui continuera de souffrir sans être entendu.

Il n’est plus possible aujourd’hui d’affirmer que les chevaux n’expriment pas leurs douleurs : nous savons maintenant très bien que leur vrai problème est avant tout que nous ne savons pas lire !

« Il est rare que les défenses aient d’autres causes que la faiblesse du cheval ou l’ignorance du cavalier. » François Baucher

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