La liste de mes peurs : toucher sa vulnérabilité

Faire la liste de ses envies, de ses rêves, c’est assez facile avec un petit effort de créativité !
Mais une fois la liste établie, c’est plus difficile de les réaliser : parce que ça demande plus ou moins de courage …
Alors comment trouver le courage ? En faisant la liste de nos peurs. En touchant à notre vulnérabilité.
Dans cet article, je te propose un exercice de quelques minutes pour faire un grand bond dans tes projets !

« Si beaucoup de gens manquent de courage, c’est parce qu’on nous a éduqué à porter une armure pour ne pas exposer notre vulnérabilité ! »

Cette citation est issue de la très chouette vidéo du collectif « Et tout le monde s’en fout ». (que je vous recommande chaudement)

Le courage est la capacité de vaincre sa peur pour braver le danger, supporter la souffrance, entreprendre des choses effrayantes, douloureuses ou difficiles.

La notion de courage ne peut donc pas être séparé de la notion de vulnérabilité.
Le courage n’a pas de sens quand il n’y a pas de vulnérabilité.

Par exemple : Quelqu’un de plutôt frileux va trouver que le maraîcher qui travaille tout l’hiver dehors est extrêmement courageux !
Alors que le maraîcher, qui adore être dehors, trouvera l’employé de bureau bien courageux de rester enfermé et assis 8h par jour …
Parce que pour chacun de ses deux protagonistes la notion de souffrance n’est pas la même : pour l’un le froid est insupportable, pour l’autre, c’est l’enfermement …

Inutile donc de comparer sa propre situation à celle du voisin :
C’est une excellente façon de s’auto-saboter, mais certainement pas de trouver le courage d’oser.

Comment reconnaître sa vulnérabilité ?

Dans l’exemple cité plus haut, je pense qu’il est assez facile pour chacun de se reconnaître ou pas dans les vulnérabilités du maraîcher ou de l’employé de bureau …
Mais quand on parle de changer de métier pour être aligné avec ses valeurs, de devenir militant ou de changer complétement de vie pour réduire son empreinte carbone : L’exercice est plus ardu.
Parce qu’il faut s’écouter plus attentivement. Aller bien plus loin que de simples notions de confort …

Alors aujourd’hui, je te propose un peu de pratique !

Muni toi d’une feuille vierge et d’un crayon (ou plusieurs si tu aimes la couleur).
Et installe toi dans un endroit calme, où tu sais avoir au moins 15 minutes de tranquillité absolue.

Sur cette feuille, reproduis ce schéma :
1 cercle central dans lequel tu inscris ce que tu aimerais faire mais que tu n’oses pas ; ce pourquoi tu manques de courage.

Autour, trace 6 cercles, de plus en plus grand.

Prends le temps de respirer, et d’écouter ce qui se passe à l’intérieur de toi.

Quand tu te sens pleinement confortable, note dans le plus grand cercle la réponse à la question :
« Qu’est-ce que je sais maintenant des peurs qui m’empêche d’oser ? »

Dans le cercle du dessous, demande toi
« Et qu’est-ce je sais d’autre ? »
Pose toi à nouveau cette question dans le cercle suivant ; Et dans le cercle suivant ; Jusqu’à avoir écrit dans chacun des cercles.

Après avoir répondu à ces 6 questions, tu auras probablement une idée de la prochaine action pour atteindre ton objectif …

Je serai ravie de lire ton retour sur cet exercice, en commentaire ou en privé !

Sarah

Ps : les miroirs extérieurs

J’ai parlé en début d’exercice de tranquillité absolue. Toute perturbation pendant l’exercice peut-être un miroir puissant de comment l’extérieur joue sur ton système intérieur. Par exemple, l’enfant qui appelle quand on note sur le papier qu’on a peur de ne pas réussir à subvenir aux besoins de la famille ; Le chat qui débarque quand on écrit que l’on a besoin de réconfort ; Ou le téléphone qui se met à sonner exactement au moment où l’on commençait à toucher quelque chose de fort et qui nous sort du coeur pour nous ramener dans la tête …
Ces interventions du système extérieur sur notre système intérieur peuvent être des informations précieuses …

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