Douleurs silencieuses et comportements criants !

« Les résistances sont vaincues non par une opposition de la part du cavalier mais par une gymnastique appropriée » Nuno Oliveira

mieux comprendre les comportements équins
Puisque nous aimons nos chevaux, accordons-leur qu’ils ont des besoins et des désirs propres, mais aussi des douleurs et des raideurs.

Certains jours c’est de la lassitude, d’autres de la colère, parfois de l’effroi, mais c’est toujours de la tristesse que je ressens à la rencontre de ces chevaux. Ces chevaux qui tapent, qui mordent, qui montent le dos, qui refusent, qui tiquent ou qui se contente de grimacer …

Si l’on cessait de croire qu’en équitation tout est une histoire de comportement, si l’on cessait de croire que les chevaux ne sont que des êtres émotifs, peut-être commencerait-on à entendre leurs douleurs ; Peut-être commencerait-on à relativiser nos exigences ; Et peut-être enfin cesserait-on de tenter de faire disparaître par des heures interminables de « rééducation », un comportement qui n’est RIEN d’autres que l’expression d’une douleur !

J’ai mal ici, ça tire par-là, c’est raide par endroit ; je ne fais pas assez de sport, ne consulte pas suffisamment souvent mon ostéopathe, n’ai pas une alimentation parfaitement saine … Cela ne m’empêche pas de vivre ! Mais cela m’empêche d’aller courir un marathon demain matin, ou de danser un ballet en fin de semaine !
Bien sûr que même en voulant le mieux pour nos chevaux, nous ne pouvons pas leur offrir à tous une gamme de soin complète ; et cela ne les empêche pas de vivre ! Mais entendez que cela les empêche peut-être de porter un cavalier, de se tenir sur trois jambes le temps d’un soin de pied, de s’incurver sur un cercle, etc.

Travailler à pied pour mieux progresser à cheval
Acceptons de rester à pied aussi longtemps que l’exigent leurs capacités physiques.

Puisque nous aimons nos chevaux, accordons-leur qu’ils ont des besoins et des désirs propres, mais aussi des douleurs et des raideurs.
Acceptons de rester à pied aussi longtemps que l’exigent leurs capacités physiques.
Et même si la citation de Antoine de St Exupéry –« On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux »- est très poétique, ouvrons nos yeux et observons nos chevaux : Aimons les pour ce qu’ils sont, plutôt que pour ce que l’on voudrait qu’ils soient !

Cette réflexion n’est pas une leçon de moral : ces erreurs nous les avons tous commises et sans doute, malencontreusement et malheureusement, les commettrons nous à nouveau.
Mais souvenez-vous qu’il n’y a pas de personnes possédant un don, comme il y aurait des personnes définitivement anti douées : il y a seulement des humains qui ont pris le temps d’observer les chevaux et de respirer à leur rythme pour tenter de les comprendre un peu … Vous en êtes aussi capable !

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