Mal-être : Pourquoi les cavaliers ne le voient pas ?

Aujourd’hui, à l’heure du développement des sciences du comportement animal et d’internet, tout les cavaliers peuvent apprendre et connaître les signaux de bien-être et mal-être pour mieux comprendre leur cheval.
Pourtant, ces signaux sont encore mal connus et sous évalués. Au détriment des chevaux et de la relation humain/cheval : peut-on parler de respect quand la moitié du couple n’est pas écouté ni entendu ?

Certains pensent que c’est la faute de la FFE qui ne forme pas suffisamment les moniteurs et les élèves à reconnaître ces signes, d’autres que c’est parce que l’argent a pris plus d’importance que l’amour des chevaux.
Mais je voudrai vous proposer de regarder plus loin : et si nous n’écoutions pas le mal-être des chevaux, parce que nous sommes incapables d’écouter nos propres besoins ?

« Une étude récente comparant ces deux types d’évaluations sur un même lot d’animaux montre que les personnes familières de ces chevaux sous-évaluent fortement la prévalence des comportements stéréotypiques.
Ainsi, 5% seulement des 373 chevaux observés étaient rapportés comme présentant de tels comportements, tandis que les observations scientifiques ont évalué 38% des chevaux comme exprimant des comportements stéréotypiques. »

« Détecter bien-être et mal-être chez le cheval : difficultés et solutions », C. Lesimple, C.Fureix, M. Hausberger

Remettre les émotions au premier plan

En tant que cavalière, autant que dans notre quotidien, nous avons appris à reléguer au second plan, nos émotions, nos besoins, nos envies, nos rêves, au point de faire les choses parce « qu’il faut / je dois/ c’est comme ça / pas le choix / … »

Pourquoi alors, laisserions nous la parole à nos chevaux, si nous ne la prenons pas pour nous même ?

Au regard de ce diagnostic, il m’apparait que la solution la plus directe pour améliorer le bien-être des chevaux, est d’améliorer celui des humains en réapprenant à s’offrir à soi-même davantage d’amour, de compassion et d’écoute.

Un rêve …

Si chacun de nous pouvait écouter ses émotions du moment, et comprendre les besoins qui se cachent derrière, toutes nos relations seraient apaisées et sereines, avec les chevaux comme avec les humains.

Si chacun de nous avait des espaces d’expressions possibles, où se livrer sans jugement et sans recherche de solutions, juste de l’écoute empathique, alors nous ne nous sentirions plus jamais seul, rejeté. Nous n’aurions plus de raisons de monter sur nos grands chevaux, ou de prendre le mors aux dents.

Si chacun de nous avait la possibilité de voir la beauté en lui, alors nous n’aurions qu’un objectif : percevoir la beauté en chacun des êtes vivants de la planète !

Et si nous changions ça dès maintenant ?

Après ce constat, il devient facile de passer à l’action pour améliorer le bien-être de nos chevaux : écoutons-nous !

Je vous invite à prendre des moments d’écoute intérieure : juste quelques minutes par ci par là, pour faire le point sur ce qui se passe à l’intérieur de vous à l’instant t.

« Quand je dois travailler à nouveau les bases, je me sens frustrée parce que j’ai besoin de nouveaux apprentissages et de nouvelles expériences. »
« Quand mon cheval montre des signes de mal-être au travail, je me sens désemparé parce que j’ai besoin de réciprocité dans notre relation. »
« Quand nous partons en extérieur juste tout les deux, je me sens reconnaissante parce que mon besoin de sécurité est comblé. »

Vous pouvez prendre des notes, ou utilisez une application dictaphone, si cela vous aide à sortir de votre tête, pour plonger dans votre cœur !

Enfin, je vous invite à expérimenter l’écoute empathique : apporter à l’autre une oreille attentive et bienveillante, sans jugement ni solution.
C’est une posture intéressante et bénéfique autant avec les humains qu’avec les chevaux …

Prêt à transformer votre relation aux chevaux ?

Après la lecture de cet article, vous sentez vous prêt à vous accorder plus d’écoute à vous-même ?
Pour pouvoir ensuite en accorder plus à votre cheval ?

Ou sentez-vous encore des blocages qui vous empêche d’aller vers cette écoute empathique ?

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