Mon programme présidentiel pour les chevaux !

Alors que le premier tour des élections présidentielles approche, je me suis laissée tenter par un exercice : vous donner mon programme en 10 points pour l’avenir des chevaux !

Le voici :

1. Limiter le temps de présence au box à 12h par jour.

Et bien sûr, faire agrandir la taille réglementaire des boxes pour ne plus jamais voir un cheval qui peine à tourner sur lui même dans sa boîte …

2. Interdire les équidés seuls en paddock.

Que ce soit le cheval qui vit toute l’année dehors dans le jardin d’une maison, ou le cheval de sport qui sort de son box juste le temps de « se dégourdir » les jambes, tout les équidés ont besoin de lien social non négociable …

3. Aider à la mise en place de structure type équipiste/écurie active

Si nous souhaitons que les chevaux ne vivent plus seuls dans des boxes alors je pense qu’il faudra permettre à toutes les structures d’offrir le meilleur cadre de vie à leurs chevaux.
Seulement, beaucoup de structures ont une surface herbagère très limitée, surtout pour les clubs urbains par exemple.
Aujourd’hui, de nouvelles formes d’hébergements sont étudiées pour répondre au mieux aux besoins fondamentaux des chevaux : mettons les en place !

4. Réfléchir à une mutualisation des parcelles

Réformer la PAC (politique agricole commune) pour mieux gérer les pâturages, la santé des sols, et le bien-être des animaux.
Dans l’idée, permettre aux animaux d’évoluer sur des parcelles plus grandes, et gérer avec tout les agriculteurs et tout leurs animaux (équins, bovins, ovins, gallinacés, etc) pour ne pas épuiser le sol avec le surpâturage d’une seule espèce. Une forme de gestion que l’on retrouve parfois dans les estives de montagnes.
(C’est parfaitement utopique, mais ça fait partie des choses qui me font rêver … Comme pouvoir fermer une route le temps de quelques heures, pour que des animaux pâturent les bas-côtés, plutôt que de faire passer un tracteur et une épareuse …)

5. Créer une deuxième fédération officielle, dédiée au loisir et au tourisme équestre.

La FFE continuerait de s’occupper des sports équestres, alors que la deuxième fédération, reconnue et écoutée par l’état, permettrait à tous les cavaliers (y compris ceux qui ont quitté les clubs depuis longtemps) d’être représentés.

6. Soutenir les clubs pour que les moniteurs continuent de se former

Il y a un gros problème de turn over dans le métier de moniteur d’équitation, à mon avis en grande partie parce que le travail est difficile et non reconnue. Aujourd’hui, beaucoup de moniteurs passent plus de temps à curer les boxes qu’à monter à cheval.
En permettant aux clubs d’embaucher plus facilement un palefrenier-soigneur pour s’occuper des soins quotidiens, les enseignants pourraient continuer de se former sur l’éthologie du cheval, la pratique de l’équitation et la pédagogie.

Je crois sincèrement que si les moniteurs sont respectés, les chevaux de club le seront davantage !

7. Formation obligatoire pour l’utilisation d’enrênement

Comme le permis de détention de chien catégorisé ou le permis de port d’arme, j’instaurerai un permis d’utilisation des enrênements ! Une formation complète pour comprendre leurs usages, leurs actions et leurs conséquences.

Personnellement, je ne crois pas qu’il y ait de bonne utilisation des enrênements, quel qu’ils soient, mais ne fermons pas complètement la porte. Informer sera déjà une première étape…

8. Soutenir les éleveurs pour éviter le sevrage à 6 mois et la monte à 3 ans

Un éleveur qui souhaiteraient laisser grandir ses chevaux respectueusement, devraient les vendre suffisamment cher pour être rentable. Un budget qu’on rarement les acheteurs. Ils seraient donc intéressant de réfléchir avec les acteurs de la filière, à ce qui peut-être fait pour changer la donne…

9. Limiter les naissances des chevaux de courses

Ce qui serait déjà en soit un coup de main aux éleveurs de chevaux de sport et de loisirs, qui ne verraient plus le marché saturé par des réformés cassés dès 1an et demi …

Pour les chiffres, 40% seulement des trotteurs se qualifient pour avoir le droit de courir.
Donc entre 6 et 7000 chevaux par an partent à l’abattoir ou dans le loisir ! Alors qu’il nait en France moins de 15000 chevaux et poney de sport

10. Cours d’éthologie durant tout le cursus scolaire

Parler du comportement animale à l’école permettra aux générations futures d’apprendre à respecter toutes les formes de vie dès le plus jeune âge !
Peut-être que de cette façon, les animaux (non humains) ne seront plus perçus comme inférieurs à nous et devant être dominés.
Et que l’on commencera vraiment a parler de bien-être animal, qu’ils soient domestiques, d’élevages ou sauvages !

A vous de jouer !

Et vous, quelles seraient vos propositions pour les chevaux ? Lançons le débat dans les commentaires !

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