Un petit tour dans ma bibliothèque (n°1)

Cinq livres piochés au hasard dans ma bibliothèque !
A propos d’équitation, de chevaux … mais pas que !

Le timing parfait eut surement été de vous partager des pistes de lecture au début du confinement …
C’est raté ! 😐
L’avantage, c’est que si certain de ces livres vous inspirent, vous pouvez enfin retourner dans une vraie librairie ! (plutôt que d’entretenir le géant Amazon et ses dérives) et ainsi préparer le prochain confinement ! 😀

Des plantes pour soigner mon cheval, Hilary Page Self, Ed. Zulma, 1996

« L’ortie est riche en vitamine C, fer, sodium, chlorophylle, protéines et fibres alimentaires, ce qui fait d’elle la plantes idéales des cures de printemps (pour aider l’organisme à éliminer les toxines accumulées pendant l’hiver) et un bon dépuratif sanguin. » p.63

C’est un des premiers livres que j’ai acheté quand je suis devenue propriétaire de Velga !
Et il m’a rendu service à plusieurs reprises !
La première partie est consacrée aux plantes que l’on peut utiliser, que l’on rencontre souvent et assez souvent, que l’on peut préparer soi-même.
La seconde partie énumère plusieurs problématiques que l’on peut être amené à rencontrer avec son cheval, et donne quelques pistes pour l’accompagner vers une meilleure santé.

Il est très facile à utiliser, très agréable à feuilleter et même à lire d’un trait sur une table de chevet (ou alors c’est peut-être juste moi qui suis trop passionné de santé des chevaux)
J’aime bien m’y replonger de temps en temps, pour retrouver une astuce, une quantité ou une façon d’utiliser une plante, ou ses vertues.
En revanche, il n’est pas hyper complet : vous n’y trouverez pas l’abcès par exemple …
Mais c’est une belle introduction et une belle invitation à observer les chevaux choisir leurs aliments …

Trente-cinq propositions insolentes pour comprendre l’équitation, Jean-Claude Racinet, Favre, 2005

« 1. Dresser un cheval, c’est tuer la poussée des postérieurs.
2. Il faut se porter en avant dans le mouvement en arrière.
3. Il faut retenir un cheval qui se retient.
4. Le trot dit « trot de travail » est plus qu’une perte de temps : c’est une erreur.
5. La véritable extension naît du rassembler dans la vitesse.
… »

La quatrième de couverture est une belle description de ce petit livre, alors je ne vais pas tenter de la réinventer, et je vais vous la retranscrire telle quel : « Ce livre est un cri de révolte contre l’équitation allemande moderne, qui a réussi à imposer ses règles à la FEI. « Cette équitation n’est pas mauvaise parce qu’elle est allemande », dit Racinet. »Elle est mauvaise parce qu’elle est mauvaise. » Il s’en explique ici longuement. Et propose quelques antidotes.

Ce n’est pas un manuel d’équitation, mais c’est un bon remue méninge !
Il y a des propositions que je ne partage pas, et d’autres qui m’ont remis les idées en place.

Je l’avais acheté, ado, à l’époque où chaque voyage dans le monde merveilleux du rayon « équitation » des librairies m’amener de nouvelles découvertes. Cavalière de centre équestre, je n’avais pas tout compris.
Aujourd’hui, j’aime m’y replonger de temps en temps, surtout pour retrouver ses comparaisons explicites dont j’aime m’inspirer dans mes leçons … (mais je n’ai toujours pas pris le temps de retrouver la citation exacte de « la gouttière » :s )

Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs), Marshall B. Rosenberg, Ed La découverte, 1999

« Dans la mesure où nous avons souvent tendance à interpréter le refus d’autrui (« non », « je ne veux pas », etc.) comme un rejet, il est important de savoir réagir avec empathie à ce type de message. Si nous les prenons contre nous, nous pouvons nous sentir blessés sans saisir les motivations profondes de l’autre. » p.167

Le livre d’initiation à la Communication Non Violente : avec la citation que j’ai choisi juste au-dessus, vous devriez percevoir qu’il peut vous apporter des clés pour mieux vivre avec les humains, mais aussi avec les chevaux !
Bien sûr, il ne parle pas du tout d’équitation, mais ce que j’ai appris sur ma façon d’interagir avec les humains ou les chevaux en disait beaucoup sur ma façon de prendre ma place dans le monde.
Est-ce que je laisse l’autre m’écraser m’envahir ? Est-ce que j’absorbe les émotions de l’autre pour moi sans filtre ? Est-ce que j’exprime mes émotions contre les autres ? Est-ce que je place mon énergie là où j’ai du pouvoir ? …

Je recommande donc vivement ce livre ! Je ne l’ai pour l’instant lu qu’une fois (c’est un p’tit nouveau de ma bibliothèque !) mais je pense que même après plusieurs lectures, je trouverai encore de nouveaux outils, de nouveaux angles de vues pour appréhender autrement ma relation aux humains, aux chevaux et à moi même !

Mécanique équestre et équitation, Pierre Pradier, Belin, 2010

« Les livres décrivent des sensations que l’élève pourra reconnaître mais dont l’apparition fugace n’aurait pas attiré son attention s’il n’avait lu préalablement leur description. Ces sensations sont certainement le point-clé de l’enseignement est le plus difficile. »

(C’est un intrus de ma bibliothèque, il n’est pas à moi, on me l’a prêté -Merci Alex !- mais puisqu’il traînait sur mon bureau, je vous en parle !)

Techniquement, on pourrait dire que c’est une méthode d’équitation, et l’on pourrait utiliser ce livre pour dresser son cheval. Sauf qu’il est un peu indigeste …
Très inspiré des textes des Anciens, je partage plusieurs de ses idées, mais d’autres sont un peu moyenâgeuse …

Une idée important dans ce livre (et dans le travail de Pierre Pradier, pour ce que j’en sais) est à propos de l’extension d’encolure : à contre courant du LDR (low deep and round), l’extension d’encolure exposée ici est un exercice intéressant à explorer tant pour la gymnastique du cheval que pour la qualité de la main et de l’équilibre du cavalier.

A lire si vous êtes vraiment passionnée de dressage, ou de lecture coriace !

Paroles du Maître Nuno Oliveira, Antoine de Coux, Belin, 2007

« Des caresses, c’est bien mais au moment précis et pas tout le temps. Si un cheval est inquiet, on le calme par les caresses et par la voix. Mais s’il n’est pas inquiet c’est par l’énergie qu’on le calme. » p.48

Antoine de Coux, élève de Nuno Oliveira, était un auditeur très investit des séances du Maître. Il a retranscrit des milliers de remarques prononcés pendant les leçons.

Ce livre a une histoire particulière pour moi : comme le livre de Racinet, je l’es pioché complétement au hasard dans le rayon « équitation » sans avoir jamais entendu parler de Oliveira.
A l’époque, je me faisais systématiquement embarqué à l’obstacle ! Et toutes les reprises au centre équestre ressemblait à une course de galop autour de la carrière (malgré les mors plus ou moins durs, et mes petits bras musclés …)
C’est dans ce livre que j’ai découvert la notion de « frein du bassin », et globalement, d’équitation de légèreté !
Mon problème à l’obstacle était réglé durablement. Et j’entrais dans le monde merveilleux d’une équitation que l’on ne goûte pas en centre équestre : une équitation où votre fesse est bavarde et vos mains discrètes !

Ce n’est pas un manuel d’équitation à proprement parler, avec une construction précise et établie : les citations sont regroupés en grands chapitres de même thème, mais non pas forcément une progression logique entre elles.
En revanche, c’est mon livre préféré de Oliveira, et j’aime le picorer quand je bloque sur un point autant que juste pour le plaisir !

Quels livres recommanderiez vous ?

Si cet article vous a plu, je serai ravie de vous partagez encore des pépites de ma bibliothèque !
Alors n’hésitez pas à m’en faire part en commentaire 😉
Et je serai ravie de connaitre 1 à 3 de vos livres préférés, sur l’équitation ou pas !

Bonne lecture,
Sarah

2 réflexions au sujet de « Un petit tour dans ma bibliothèque (n°1) »

  1. bonjour Sarah merci pour ce partage très intéressant
    le livre sur les plantes notamment

    à mon tour, je propose deux livres qui m’ont marqués :

    – « le comportement des chevaux » de Marthe Kiley-Worthington
    ce livre m’a libéré de certains dogmes que je pouvais avoir. Je trouve qu’elle ouvre l’esprit du cavalier par ses observations et ses analyses.

    – « Dresser ? c’est simple » Jean D’orgeix
    Je ne connaissais pas cet homme mais sa personnalité, sa stature de cavalier, son respect pour le cheval et la pratique de l’équitation par le cavalier. Ses réflexions m’inspirent, me questionnent, je regarde régulièrement ses petites vidéos sur you tube. C’est un professeur virtuel.

    1. Merci pour ton partage Lydie,
      Je n’ai jamais lu d’Orgeix, mais j’aimerai combler cette lacune rapidement ! 🙂
      Je ne connais pas Marthe Kiley-Worthington : merci de nourrir ainsi ma curiosité !

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